17/11/2011

Les oiseaux s'envolent et les fleurs tombent

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A l'aurore d'une matinée printanière, les oiseaux surgissent par volées,

Ils colonisent vite le parterre en fleurs,

Devant le pavillon de mon jardin tranquille, ils badinent leur tintamarre.

A peine sont-ils posés, que l'ouvrage de la nuit les effraie;

Ils partent brusquement, non moins destructeurs que la nuit.

Le battement de leurs ailes a détaché bien des pétales;

Le vent, qui entrechoque les tiges, maltraite aussi mes pauvres fleurs.

Des nuages de toutes couleurs voltigent sur les degrés du perron ;

Comme au séjour des immortels, une neige rose est tombée.

Les oiseaux partis, le chant cesse ;

Pistils et étamines jonchent le sol, flétris et dispersés.

De la terrasse du pavillon j'ai contemplé longuement ce spectacle.

Ne sommes-nous pas souvent prodigues du temps où nos années sont en fleurs ?

 

Qianqi ( milieu du VIIIe siècle )

 

19:47 Écrit par Marcelle dans Général | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : poésie, chinoises |  Facebook |