17/05/2009

Le théâtre planétaire

  Le rideau s'est levé...

 

  Silence, tempête, colère, méprise

  Ce clair-obscur qui les rends fou

  Qui sont ils donc pour imposer leur opinion ?

  Au nom de leur morale étriquée, poussiéreuse, rigide

  En habit noir, l'intolérance entre en scène

  détruisant le bonheur, l'espoir, la confiance

  elle souhaite que l'autre soit son propre reflet

  mais alors, elle veut donc être seule à jouer!

 

  deuxième acte

 

  Cette monstrueuse importance qu'ils donnent à l'argent

  dérisoire pourtant dans cette tragi-comédie

  L'amour qu'ils poursuivent sans l'atteindre jamais

  car il ou elle se doit de posséder toutes les qualités

  mais il ou elle est imparfait de toute éternité...

 

  troisième acte

 

  L'un des acteurs, peut-être le plus grand

  ne s'est pas montré, ils attendent, ils espèrent

  certains prétendent l'avoir vu!

  Dieu! ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre

  objet d'amour pour les uns, instrument de guerre pour les autres

 

  Final

 

  Les comédiens sont remplacés par d'autres qui leur ressemblent

 et je me sens devenir spectateur amusé

 devant ces métamorphoses ou cet éternel recommencement

 nuage blanc qui se laisse flotter, disloquer, emporter

 éphémère, mais serein dans l'infini des choses

 particule d'infini mais enfin en osmose

 Je suis Moi dans l'espace temps

 bouleversé, ébloui, devant cette fragile symbiose

 Car si la vie est une comédie

 l'univers un théâtre...

 Je salue les artistes, minuscules et tragiques

 talentueux et magnifiques

 ils ont joués avec toute leur âme

 

Marcelle Pâques